Trente-quatre ans, un corps qui ne ressemble pas aux photos Instagram, et une ville où même les mouettes ont l’air de s’ennuyer. Dieppe, capitale mondiale du galet humide et du ciel gris permanent. Romantique, non ?
Je suis ce qu’on appelle poliment une « femme pulpeuse » ou ce que mon ex appelait moins poliment « un peu trop gourmande ». BBW sur les profils, grosse dans la vraie vie. Solène dans tous les cas. Cougar aussi, paraît-il, vu que les mecs de mon âge préfèrent matcher avec des filles de vingt-deux ans qui font du yoga.
J’ai supprimé Tinder pour la quatrième fois le mois dernier. Trop de types qui cherchent leur maman, trop de « t’es bonne pour une grosse », trop de photos de poissons morts. Alors je me retrouve ici, à tenter le flirt avec célibataire version site de rencontre old school, comme si on était revenus en 2008.
Je cherche quoi ? Un mec qui sait rire de lui-même, qui n’a pas peur d’une femme qui prend de la place, littéralement et figurativement. Quelqu’un qui comprend l’ironie, qui boit du café en terrasse même quand il pleut, qui peut tenir une conversation sans parler de crypto ou de son dernier trail.
Si t’as entre trente et cinquante ans, que t’es pas un collectionneur de nudes et que tu sais écrire sans fautes, on peut discuter.