La salle de pause sentait le café réchauffé et le parfum trop sucré de ma collègue. J’étais là, debout devant la fenêtre, à regarder la pluie tomber sur le parking. Mon patron venait de passer derrière moi, frôlant mon épaule avec son dossier. Rien. Pas un frisson. Pas une étincelle. J’ai cinquante-deux ans et je réalise que personne ne me regarde plus comme avant.
Pourtant hier soir, seule dans mon appartement d’Olivet, j’ai enfilé cette robe noire que je garde au fond de l’armoire. Celle qui me va encore bien. J’ai bu un verre de vin blanc en me regardant dans le miroir et je me suis dit que j’étais encore là. Louisette. Pas juste la secrétaire du troisième étage.
Je cherche un homme qui comprend ça. Qui sait qu’une femme comme moi n’a pas besoin de complications, juste de se sentir vivante à nouveau. Une rencontre flirt sans inscription, sans promesses, juste deux personnes qui se parlent vraiment. Qui se voient. Qui se désirent peut-être.
J’ai pas besoin qu’on me fasse la cour pendant des semaines. J’ai besoin qu’on me regarde dans les yeux comme si j’existais encore.