La fenêtre donne sur le port. Chambre 304. J’entends les bateaux, le vent dans les cordages.
Je suis venue pour le travail mais le travail s’est terminé à dix-sept heures.
Maintenant il reste juste moi. Un lit trop grand. Une bouteille de blanc entamée. Des draps qui sentent la lessive industrielle.
J’ai trente-cinq ans et je déteste dormir seule dans les hôtels. Ça me rend fébrile. Un peu sauvage aussi.
J’aimerais qu’un homme frappe à ma porte. Pas n’importe qui. Quelqu’un de Vannes ou des environs. Quelqu’un qui connaît les ruelles du port, qui sait où boire un verre tard.
Quelqu’un qui comprend ce que veut dire une rencontre pour flirter sans poser mille questions.
Je repars demain matin. Tôt.
Mais là, maintenant, je voudrais sentir des mains sur mes hanches. Une bouche qui sait prendre son temps. Des mots murmurés contre ma nuque pendant que les bateaux continuent de tanguer dehors.
Si tu es libre. Si tu sais ce que veut dire avoir envie sans chercher à tout contrôler.
Écris-moi.