Je ne sais même pas pourquoi j’écris ça. Peut-être parce que je corrige des copies depuis trois heures et que ma tête va exploser. Peut-être parce que mon appart à Dembeni est trop silencieux le soir et que je commence à parler toute seule. Peut-être parce que la dernière fois qu’un homme m’a vraiment touchée, vraiment regardée comme si j’existais en dehors de mon métier de prof, c’était il y a tellement longtemps que j’ai arrêté de compter.
Je m’appelle Maïlys, j’ai trente ans, et je suis fatiguée de faire semblant d’être toujours sage, toujours posée, toujours dans le contrôle. Mes collègues me voient comme la prof sérieuse qui arrive à l’heure et qui ne rate jamais une réunion. Mes élèves pensent que je rentre chez moi pour corriger leurs devoirs et boire du thé. Personne ne sait que parfois je reste sous la douche vingt minutes à imaginer des mains qui ne sont pas les miennes.
Je cherche pas un plan cul direct. Je cherche un vrai flirt entre adultes, quelque chose qui commence par des mots, par des regards, par cette tension qui te fait vibrer avant même qu’on se touche. Un homme qui sait écrire, qui sait écouter, qui comprend qu’une femme intelligente c’est encore plus excitant quand elle décide de lâcher prise.
Si tu es dans le coin et que tu cherches aussi quelque chose de vrai, écris-moi. Fais-moi oublier mes copies à corriger.