Hier soir au restaurant avec des clients, j’ai surpris ton regard. Ou celui d’un homme qui te ressemblait peut-être. Tu étais seul au bar, chemise blanche impeccable, cette façon de tenir ton verre avec une certaine assurance tranquille. J’ai failli te parler mais mon téléphone a sonné, un fournisseur en retard, toujours cette même urgence qui m’empêche de vivre vraiment.
Je suis rentrée seule dans ma maison trop grande près du lac, j’ai ouvert une bouteille de chablis, et je me suis demandée pourquoi je n’avais pas simplement traversé cette salle pour venir te dire bonjour.
Parce que je contrôle tout, sans doute. Mes équipes, mes budgets, mes émotions. Mais ce soir je n’ai plus envie de contrôler. J’ai envie d’un flirt avec célibataire qui sait rire, qui comprend qu’une femme comme moi peut être fatiguée de ses propres certitudes. Un homme à Troyes ou dans le coin, disponible pour dîner sans agenda caché, pour parler de tout sauf de bilans comptables.
Je ne cherche pas un plan à la va-vite dans un parking. Je veux retrouver cette légèreté d’avant. Cette façon de sourire bêtement en lisant un message. Cette impatience avant de te revoir.
Si tu étais cet homme au bar hier, ou si tu aurais pu l’être, écris-moi.