Il fut un temps où j’adorais qu’on me dise quoi faire. Pas dans la vie, hein, juste… ailleurs. Dans l’intimité. Quand un homme prenait les rênes et que moi je pouvais enfin lâcher prise, arrêter de tout contrôler, de tout anticiper. C’était simple. C’était bon.
Maintenant je cours seule à Villeneuve-d’Ascq, le long du parc urbain, et même ça c’est devenu machinal. Dix bornes, retour, douche, boulot. Personne pour me challenger, personne pour me faire sortir de ma zone de confort. Personne pour me regarder avec cette intensité qui me faisait fondre.
Je cherche pas un mec qui comprend pas ce que ça veut dire d’être soumise. Je cherche quelqu’un qui sait mener, qui sait ce qu’il veut, qui ose prendre sans être lourd. Une rencontre pour flirter d’abord, voir si le courant passe, si cette tension revient. Parce que franchement ça me manque. Ce dialogue-là, cette complicité-là, quand les mots suffisent déjà à faire monter la température.
Ombeline, 33 ans, sportive, disponible, et nostalgique d’un truc que j’arrive même plus à nommer correctement.