Je porte la robe noire tous les jours. Je tranche, je décide, je condamne ou j’acquitte. On me respecte parce qu’on me craint. Dans mon tribunal, personne ne me contredit. Personne n’ose me regarder trop longtemps dans les yeux. C’est grisant et c’est épuisant.
Mais voilà, depuis quelques semaines, je réalise que cette toute-puissance que j’exerce du lundi au vendredi me suit partout. Dans ma vie privée aussi. Je dirige tout, je contrôle tout, je ne laisse aucune place au hasard. Même mes amies me disent que je suis devenue impossible à vivre. Qu’elles ont l’impression de passer un interrogatoire quand elles me parlent.
Et pourtant, ce que je voudrais vraiment, c’est quelqu’un qui me fasse lâcher prise. Un homme qui ne se laisse pas impressionner par mon statut, par ma manière de parler, par cette autorité naturelle que je dégage. Quelqu’un qui me regarderait vraiment, pas comme une juge, pas comme une femme de pouvoir, juste comme Agathe. Une femme de trente-cinq ans qui aimerait juste se sentir désirée sans avoir besoin de tout contrôler.
Je cherche une rencontre flirt de ma région, quelqu’un près de Sainte-Anne qui comprendrait que derrière la magistrate, il y a une femme qui a besoin d’autre chose. Qui pourrait me faire perdre mes repères, me surprendre, me déstabiliser même. Je ne sais pas si tu existes, mais si tu lis ces lignes et que tu te sens capable de tenir tête à une dominatrice professionnelle, écris-moi.