Je pensais que devenir gynécologue me donnerait une sorte de distance professionnelle avec le corps, une neutralité scientifique. Mais c’est exactement l’inverse qui s’est produit. Chaque consultation me rappelle à quel point l’intimité est puissante, à quel point le désir est partout, même dans les silences entre les questions médicales. Je passe mes journées à observer, toucher, rassurer. Et le soir, je rentre seule dans mon studio de Créteil avec cette étrange frustration qui me colle à la peau.
Vingt-deux ans et je connais l’anatomie féminine mieux que la plupart des femmes de cinquante ans. Mais pour ce qui est de mon propre plaisir, je reste curieusement maladroite. J’ai eu quelques amants, oui, mais rien qui m’ait vraiment marquée. Rien qui m’ait fait comprendre ce que mes patientes cherchent quand elles me parlent de complicité ou d’abandon.
Ce que je veux, c’est simple : du flirt entre adultes qui ne se prend pas la tête. Un homme qui comprend que je n’ai ni le temps ni l’envie des grands discours romantiques, mais qui sait créer une connexion réelle. Quelqu’un avec qui je pourrais enfin arrêter d’être la professionnelle sérieuse et juste être Céline. La vraie. Celle qui a envie d’explorer sans se justifier.
Si tu habites dans le coin et que tu cherches une femme qui assume sa curiosité, écris-moi. J’ai besoin de quelque chose de vrai.